5e Rencontre de jeux de simulation en Ardèche

Une session principalement dominée par un somptueux Leipzig de la série "Vive l'Empereur" à six joueurs...Mais les autres tables n'ont pas démérité...

Tout d'abord les fanatiques de la guerre de Secession...Joël en professeur et Laurent l'élève...

Pas de mauvaise interprétation, sur le tee-shirt de Laurent ce n'est pas marqué "Expliquez-moi" mais "Expulsez-moi"....Ils auront fait un "Roads to Gettysburg" le samedi et...

"No Better place to die" le dimanche...

Plus classiquement et pour la seconde fois en Ardèche, un traditionnel "Liberty Roads" sur deux journées qui verra une victoire des Allemands rarement débordés par des Alliés très en retard sur leur calendrier.

Stépane 1 : "c'est cool de jouer les forces de l'Axe"...................Stéphane 2 : "ah oui, quand même, il avance le Guillaume"

Pour meubler les temps morts laissés entre deux phases de jeu sur Leipzig, quelques entremets.

Fabrice non convaincu et Julien sur "EFS Crimea" qu'ils poursuivront le dimanche et le palpitant "2 de Mayo", idéal comme bouche-trous.

Venons-en au morceau de choix du samedi, le Leipzig du système "Vive l'Empereur". Il faut savoir que la partie prévue sur 2 journées a été bouclée sur le samedi après abandon des Coalisés.

Le dimanche, 4 des 6 joueurs ont joué un autre scénario sur la journée du 14 octobre 1813, remportée à nouveau par les Français et leurs alliés...

LEIPZIG 16 Octobre 1813

Les états majors.

COALISES..............................................................FRANCAIS

Didier "Barclay de Tolly", Gérard "Schwarzenberg", Philippe "Blücher", Denis "Ney", Fabrice "Napoléon" et Julien "Murat".

La carte générale des prochains débats .

Au sud l'armée de Bohême (Didier) opposée aux gros des forces françaises (Fabrice et Julien).

Au nord, l'armée du Nord (Philippe) qui va s'attaquer à Marmont soutenu par Souham (Denis). Reynier n'intervenant que le lendemain, le 17 octobre.

A l'ouest, les Autrichiens sous Schwarzenberg (Gérard) vont menacer les flancs français à Lindenau et Connewitz tenus par les corps de Bertrand et Poniatowski (Julien).

Vue d'ensemble de la bataille avant le début des hostilités.

On peut facilement découper le champ de bataille en 4 affrontements distincts...1 - Connewitz, 2 - Lindenau, 3 - L'armée du Nord face à Marmont et 4 - La grande affaire de Wachau.

Le plan français initial consistait à tenir face aux Autrichiens face à Lindenau et Connewitz (1 et 2) attaquer vivement au sud (4) et tenir dans un premier temps au nord (3) avant l'arrivée de la vieille garde et de Souham pour prendre ensuite l'offensive face à Blücher.

Les Coalisés avaient décidé de tenir le plus longtemps possible au sud. Leurs réserves étant principalement destinées à tourner la droite française à Connewitz (1). Au nord, Blücher se devait d'attendre ses contingents russes avant d'écraser Marmont sous le nombre.

C'est parti! Les Français à la manoeuvre!

Plutôt que de suivre l'intégralité des mouvements, la journée sera découpée selon les 4 fronts décrits ci-dessus.

1-Connewitz - "Schwarzenberg contre Poniatowski" - L'offensive avortée des Coalisés

9h, les troupes autrichiennes de Meerveldt franchissent bois et marais en amont des fortes positions de la droite de la Grande Armée défendues par le 8e corps de Poniatowski. Dans l'attente de renforts, seul un duel d'artillerie, tournant à la faveur des Polonais a lieu. Les Autrichiens tentent d'étirer la ligne adverse en contournant Connewitz.

Ils veulent faciliter l'entrée en ligne des réserves sous Hesse-Hombourg.

11h30, les grenadiers autrichiens font leur apparition, mais l'Empereur a bien perçu les intentions adverses car on peut voir dans le coin en haut à droite de l'image, l'arrivée du 11e corps sous Mac Donald venu épauler les faibles rangs polonais. De toutes façons, les nouvelles alarmantes de Barclay obligent Schwarzenberg à suspendre son assaut et à organiser le repli.

2-Lindenau - "Gyulaï contre Bertrand" - Le fol espoir des Coalisés

8h30, les positions françaises. Arrighi et ses quelques hommes sont dans Lindenau et protègent les ponts sur l'Elster. En haut à droite, le 4e corps de Bertrand dans Leipzig se prépare à marcher sur Lindenau afin d'épauler Arrighi. Tout en haut à gauche, on devine les positions du 6e corps de Marmont qui attend Blücher.

9h, les Autrichiens débouchent et foncent sur Lindenau. De 10h à 11h, les combats font rages et Bertrand est bousculé par l'audace de Gyulaï.

Craignant la perte de leur unique voie de communication vers la France, la vieille garde à pieds, initialement destinée à enfoncer l'armée du Nord de Blûcher est redirigée vers Lindenau. Elle vole au secours de Bertrand. On peut l'apercevoir avec ses pions tricolores. L'entrée en ligne de cette troupe d'élite a raison de la détermination autrichienne.

A 11h30, comme sur les autres fronts, l'attaque est abandonnée.

3-Möckern - "Blücher contre Marmont" - L'artillerie française fait la différence

8h, la brume se dissipe, une heure avant tout le monde, le corps prussien de Kleist monte en ligne pour défier Marmont. Les Français s'appuient sur le village de Lindenthal.

Blücher estime la position française redoutable et préfère attendre l'arrivée de Langeron pour tourner la droite du dispositif ennemi.

Un duel d'artillerie à distance s'engage. Les artilleurs français font des merveilles et les pièces prussiennes sont démontées les unes après les autres. Mais Langeron sonne la révolte et lance l'assaut à 9h30.

Il est 10h, les Coalisés se sont emparés du village mais les renforts français arrivent, le 3e corps de Souham mais surtout la cavalerie de la garde qui se masse aux débouchées du village. Heureusement pour Blücher, la vieille garde à pieds a été détournée sur Lindenau pour appuyer Bertrand, sinon, les vieilles moustaches n'auraient fait qu'une bouchée de la landwher prussienne déjà fortement éprouvée par le feu des batteries du 6e corps français.

Il est 11h30, Yorck s'est replié sous les boulets français. Devant Lindenthal, une grande batterie protège la droite française. Le front s'est stabilisé. Sans espoir de percer, Blücher préfère mettre un terme aux débats.

4-Wachau - "Barclay de Tolly contre Napoléon" - Le coup de massue de la jeune garde

Le déploiement au sud du champ de bataille. On distingue au loin la vieille garde qui pivotera pour rejoindre Leipzig. Manquent à l'est, non visibles sur cette image, le 11e corps de Mac Donald et plus au sud les réserves russes avec grenadiers et cavalerie de la garde.

Sous un autre angle, les grenadiers russes montent en ligne, tout au fond à l'extrémité du coin haut droit le 11e corps de MacDonald.

Dès 9h00, la jeune garde et la réserve de cavalerie se jettent sur Klenau. Celui-ci, surpris se replie dans les bois qui le séparent du gros de son armée mais il est pris de vitesse par la fougue des soldats français.

Plus à l'ouest, Victor et Lauriston avancent méthodiquement et écrasent de leur feu la ligne coalisée. La cavalerie de Pahlen charge avec succès les Français avancés pour permettre à Klenau de se mettre à l'abri. Mais le "Loup" sort déjà du bois, et après avoir achevé les débris autrichiens, la jeune garde poursuit son enveloppement.

Comme un château de cartes, l'armée coalisée s'effondre. Les troupes qui tentent de freiner les Français sont réduites au silence : grenadiers de la réserve, cavalerie de la garde. A 11h30 c'est au tour des gardes à pieds russes et prussiennes dese présenter avec les 200 pièces de la réserve d'artillerie. Mais la journée est déjà perdue et Schwarzenberg ordonne le repli de ses troupes sur tous ls fronts.

La victoire française est sans appel. Les Coalisés ont accumulé 183 pas de perte pour 62 français. Le 4e corps autrichien de Klenau est démoralisé, celui de Kleist, le 2e corps prussien, sur le point de l'être.

Il n'y aura pas d'autre journée de combats à Leipzig!

A midi, à l'état major français : "on a bien rigolé, et on leur a mis une bonne branlée! Ce n'est plus Barclay de Tolly, mais Barclay de la Taule"

"OUAF! Trop marrant Napo!"